La Cour d’Appel de Montpellier (rue Foch).

Sous Louis-Philippe, en 1840, commencèrent les travaux de construction du Palais de Justice. On avait choisi de l’établir à l’emplacement du Palais des Guilhem, ruiné en 1577 par les protestants. Déjà après 1629, on avait réaménagé les bâtiments à la suite des réformes de Louis XIII qui venait de réunifier la Cour des Comptes, des Aydes et des Finances.
C’était là que siégeait le Tribunal Révolutionnaire et, en 1811, quelques timides modifications avaient été ébauchées. La reconstruction qui débute en 1840 reprend alors l’ensemble : palais de justice et prisons s’achevèrent en 1853. L’architecte était : Charles Abric, le sculpteur : Ramus. La décoration intérieure, qui subsiste de nos jours, consiste en partie en tableaux provenant de l’ancienne construction (des peintures de J.M. Vien), en un tableau de Jean de Troy rajouté par la suite et en plusieurs panneaux de Ernst Michel.
Ce n’est pas un monument proprement montpelliérain puisqu’à la même époque, d’autres grandes villes de France voient se construire le même type de Palais de Justice, dans un style néo-classique : colonnades doriques, frontons, escalier monumental, acrotères, tout concourt à donner l’impression d’un temple de l’antiquité classique. Sans doute les magistrats du XIXème siècle, pénétrés de la respectabilité de leur fonction, voulaient-ils un cadre majestueux digne de leur importance sociale.

Source : Histoire de Montpellier de la fondation jusqu’à 1914 par Jeannine REDON

 

Le Palais de Justice de la rue Foch abrite la Cour d’Appel.
Le Barreau dispose au rez de chaussée d’un accueil et d’une Bibliothèque dans l’ancienne Chapelle du Palais.
Le service de la Permanence Pénale est également installé en ces locaux.

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