L’Histoire des avocats

 

Le Bâton

Le bâton du Bâtonnier insigne de sa charge, en tant que chef de la confrérie des avocats, fut porté par les Bâtonniers jusqu’à la Révolution. Traditionnellement placé dans la salle des pas perdus, ce bâton a disparu dans les usages modernes mais réapparaît, sous forme de coutume, dans un certain nombre de Barreaux où le Bâtonnier se voit remettre le bâton de l’Ordre au début de son mandat. 

   Au Barreau de Montpellier, c’est une statuette représentant St Yves, offerte par le Bâtonnier François BEDEL DE BUZAREINGUES, montée sur un bâton, qui constitue l’insigne de la charge du Bâtonnier. Madame Laetitia JANBON, en 2009, fut la première femme Bâtonnier du Barreau de Montpellier à recevoir cet insigne.

Le sac a procès

 

    Avant la Révolution, toutes les pièces concernant une affaire soumise à la justice étaient réunies dans un sac. Une fois l’affaire terminée, le sac était pendu dans le Cabinet de l’avocat à un crochet fixé dans le mur ou au plafond. Le sac à procès a aujourd’hui disparu, remplacé par le dossier ou la chemise des papetiers.

La robe d’avocat

L’usage du port d’un costume professionnel est ancien.

Les avocats portaient la robe jusqu’au siècle de Louis XIV en toute occasion, en public comme en privé. 

Le vêtement de ville ne devint en usage qu’à la fin du règne de Louis XIV, d’abord noir et austère puis, malgré des résistances, identique à celui de leurs contemporains. Jusqu’à la fin du XIXème siècle, l’avocat se reconnaissait dans le monde par une allure plus grave et un habillement plus classique que celui des gens du monde. La robe traditionnelle rétablie par Napoléon au profit des avocats, continue à être portée aux audiences et aux cérémonies officielles de l’Ordre telle la séance solennelle du Jeune Barreau et parfois aux obsèques d’un avocat.

    Le costume d’avocat est le vêtement traditionnel des avocats instauré sous l’Ancien Régime, supprimé momentanément sous la Révolution, il a été rétabli par le décret du 2 nivôse an XII, maintenu par le décret du 2 juillet 1812 et officialisé actuellement par l’article 3 de la loi du 31 décembre 1971.

L’usage du costume professionnel vient du double souci de souligner publiquement l’autorité qui doit s’attacher à l’exercice d’un service aussi important que celui de la justice, et d’assurer une certaine tenue et égalité d’apparence entre les membres d’un Barreau.

C’est l’épitoge qui différencie la robe de l’avocat des autres robes professionnelles. 

  Le Bâtonnier Gérard CHRISTOL s’adressant à ses jeunes confrères lors de la Séance solennelle de la Conférence du Stage le 24 juin 1994 :

 

La toque

Alors que le port de la robe est demeuré rigoureusement obligatoire, celui de la toque est tombé en désuétude dans la plupart des Barreaux, tout en demeurant parfois d’usage dans les cérémonies officielles. 

Il symbolisait l’indépendance des avocats qui possèdent seuls le pouvoir de plaider couverts devant toutes les juridictions.

Le tableau de l’Ordre

Le tableau est la liste dressée par rang d’ancienneté de tous les avocats constituant un Barreau auprès d’une juridiction déterminée et que l’on appelle professionnellement les avocats inscrits. Institué par l’article 29 de la loi du 22 ventôse an XII, il est prévu par l’article 1-I et par l’article 20 de la loi du 31 décembre 1971.

Le Conseil de l’Ordre arrête au 1er Janvier de l’année, le Tableau du Barreau de Montpellier. Il comprend la section des personnes physiques, la section des personnes morales, les Avocats inscrits sur la liste Directive Européenne et la liste des Avocats Honoraires.

 

 

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